Batteuse MERLIN 1949 Batteuse achetée par la CUMA de St Jean de Touslas en 1949. Auparavant, des entrepreneurs de battage venaient des communes voisines pour battre dans les fermes. Il y en avait ainsi 2 ou 3 différents sur notre commune, soit équipée de locomobile, soit de moteurs auxiliaires. Le battage est le processus qui consiste à séparer le grain des épis de céréales. Autrefois ce travail s'effectuait au fléau, mais c'était un travail long et fatiguant. Les premières batteuses apparaissent après la 1re guerre mondiale. Le rendement est bien meilleur (120 à 180 quintaux par jour au lieu de 3 à 4.5 au fléau). La qualité et la rapidité de ces machines sont bien meilleures. Mais la batteuse doit travailler bien à plat et l'alimentation doit être bien régulière pour ne pas bourrer le batteur. - Le batteur est alimenté régulièrement en gerbe par le haut par un opérateur muni d'une « goyette » pour couper le lien. Il a un rôle important, c'est lui qui « engraine » la machine, il régule l'alimentation pour assurer la bonne marche - Le batteur sépare les grains de l'épi par rotation sur un contre batteur. La paille et les épis restant sont envoyés sur les secoueuses pour récupérer les grains restant, qui passent ensuite sur le convoyeur, où ils sont ventilés, avant d'être stockés par une trémie dans des sacs en jute. - Pour organiser le chantier de battage, il faut généralement 15 à 20 personnes. Très souvent on s'entraide, on « se rend les journées ». C'est un gros chantier, mais souvent signe de bons repas préparés par la maîtresse de maison, et de convivialité. Ces travaux duraient 15 jours à 3 semaines sur notre commune. La batteuse de St Jean était entraînée pendant un certain temps par un moteur à huile, puis un moteur électrique, puis par le célèbre VIERZON et sa poulie, qui assurait également le transport. Texte de l'association de St-Jean-de-Touslas